Injections de PRP dans les articulations : préparation, déroulement et suites
Le plasma riche en plaquettes (PRP) est préparé à partir de votre propre sang et injecté dans une articulation douloureuse pour apaiser l’inflammation et soutenir les tissus qui s’y trouvent. Ce guide explique pour quels problèmes articulaires on l’utilise, comment vous préparer, ce qui se passe pendant la séance, ce que l’on ressent en général ensuite, quand un effet peut apparaître et ce que la recherche peut, ou ne peut pas encore, affirmer.
Injections de PRP : l’essentiel en bref
L’injection de PRP est un acte ambulatoire. On prélève un peu de sang au bras, on le centrifuge pour concentrer les plaquettes, puis on injecte le plasma obtenu dans l’articulation. La séance complète dure en général environ une heure, et vous repartez par vos propres moyens.
Ce n’est pas un antidouleur rapide. L’articulation peut être plus douloureuse pendant quelques jours, et l’amélioration éventuelle s’installe progressivement sur des semaines et des mois. Certains patients ressentent une nette baisse de la douleur, d’autres une amélioration modeste, d’autres aucune. Le médecin ne peut estimer vos chances de bénéfice qu’après avoir examiné l’articulation et étudié vos examens d’imagerie.
Qu’est-ce que le PRP et pour quelles articulations ?
Le sang se compose de plasma et de cellules : globules rouges, globules blancs et plaquettes. Les plaquettes sont connues pour leur rôle dans la coagulation, mais elles transportent aussi des protéines appelées facteurs de croissance, qui participent à la réparation des tissus. Dans le PRP, la concentration de plaquettes est plusieurs fois supérieure à celle du sang ordinaire. Le but est de réduire la douleur et l’inflammation et de créer de meilleures conditions pour les tissus de l’articulation.
Le PRP est le plus souvent envisagé pour :
- le genou : usure du cartilage débutante ou modérée (arthrose), douleur dans les escaliers et après la marche, certains problèmes de ménisque ;
- l’épaule : douleur en levant le bras, usure de l’articulation et irritation des tendons voisins ;
- la hanche : arthrose débutante, douleur à l’aine, rotation limitée ;
- la cheville : douleur et raideur après des entorses et d’anciennes blessures, usure débutante de l’articulation.
On l’utilise aussi pour les petites articulations et pour les problèmes de tendons autour des articulations, comme l’épicondylite (« tennis elbow »). Le PRP ne reconstruit pas le cartilage usé et ne remplace pas la chirurgie lorsqu’une articulation est très abîmée. Il faut plutôt le voir comme un moyen de soulager les symptômes et de retarder un traitement plus invasif lorsque c’est réaliste.
Comment vous préparer à l’injection
La préparation est simple, mais elle compte, car la qualité du plasma dépend en partie de l’état de votre sang le jour même.
- Imagerie et comptes rendus. Des radiographies, une IRM ou une échographie récentes de l’articulation aident le médecin à évaluer le stade du problème. Si vous les avez déjà, envoyez-les avant la consultation.
- Médicaments. Signalez au médecin tout ce que vous prenez, en particulier les anticoagulants et les anti-inflammatoires. Les anti-inflammatoires peuvent gêner le fonctionnement des plaquettes : le médecin peut donc vous demander de les interrompre quelque temps avant et après l’injection. N’arrêtez jamais seul un médicament prescrit.
- Analyses. Le médecin vous indique à l’avance si des analyses de sang sont nécessaires.
- Le jour J. Prenez un repas normal et léger et buvez suffisamment d’eau : cela facilite la prise de sang et évite les malaises. Portez des vêtements amples qui laissent facilement accès à l’articulation.
- Le retour. Vous pourrez en général marcher normalement, mais après une injection au genou, à la hanche ou à la cheville, mieux vaut ne pas prévoir un long trajet en voiture ni une journée chargée juste après.
Le déroulement, étape par étape
- Examen. Le médecin examine l’articulation, étudie vos examens, vérifie l’absence de contre-indications et confirme que le PRP est pertinent dans votre cas.
- Prise de sang. Une petite quantité de sang est prélevée dans une veine, comme lors d’une prise de sang classique.
- Centrifugation. Le tube est centrifugé pour que le sang se sépare en couches. La couche riche en plaquettes est recueillie pour l’injection.
- Préparation de la peau. La peau au-dessus de l’articulation est désinfectée. Une anesthésie locale peut rendre la ponction plus confortable.
- Injection sous contrôle échographique. Le plasma est injecté dans l’articulation avec une aiguille fine. L’échographie montre au médecin où se trouve la pointe de l’aiguille, ce qui aide à placer le plasma avec précision.
- Pansement et court repos. Un petit pansement est posé sur le point de ponction, et vous vous reposez un moment avant de rentrer.
L’injection elle-même ne dure généralement que quelques minutes. La plupart des patients décrivent une sensation de pression ou de plénitude dans l’articulation plutôt qu’une douleur vive.
Après l’injection : sensations, nombre de séances et délais
Les premiers jours, l’articulation est souvent douloureuse et peut sembler gonflée ou raide. C’est une réaction attendue à l’injection, qui disparaît en général en une semaine. Mettez l’articulation au repos un ou deux jours, évitez au début les charges lourdes et le sport, et appliquez du froid si le médecin l’autorise. Demandez au médecin quel antalgique vous pouvez prendre, car il peut être préférable d’éviter les anti-inflammatoires pendant cette période.
Le PRP se fait généralement en cure plutôt qu’en injection unique. Le nombre d’injections et l’intervalle entre elles sont fixés par le médecin après évaluation de l’articulation ; une cure d’une à trois injections espacées de quelques semaines est courante. Certains patients refont une cure plus tard si la première les a aidés.
| Période | Ce qui est habituel |
|---|---|
| 1 à 3 premiers jours | Douleur, sensation de plénitude, parfois léger gonflement ; les activités quotidiennes restent en général possibles |
| Première semaine | La gêne diminue ; mouvements doux, pas de charges lourdes ni de sport |
| Premier mois | La douleur commence généralement à diminuer ; la rééducation est intensifiée progressivement |
| Vers 3 mois | La mobilité et l’activité s’améliorent en général si le traitement agit |
| Vers 6 mois | L’effet complet est en général atteint ; le médecin fait le point sur le résultat et le plan |
La durée de l’effet varie d’une personne à l’autre et dépend du stade de la maladie, du poids, de l’activité et de l’état de santé général. Dans l’arthrose du genou, certaines études rapportent un bénéfice pouvant durer jusqu’à environ deux ans, mais personne ne peut promettre un résultat précis.
Ce que disent les études, en toute honnêteté
Le PRP est largement utilisé, mais la recherche à son sujet est encore en cours. Les données les plus nettes concernent l’arthrose du genou : de plus en plus d’études montrent que le PRP peut réduire la douleur et améliorer la fonction aux stades légers à modérés. Dans le même temps, une recommandation britannique indique que le PRP dans l’arthrose du genou ne soulève pas de problème de sécurité majeur, mais que les preuves de son efficacité sont de qualité limitée.
Plusieurs raisons invitent à la prudence :
- les préparations de PRP diffèrent selon les systèmes, par exemple par la concentration en plaquettes et la teneur en globules blancs, ce qui rend les études difficiles à comparer ;
- pour la hanche, l’épaule et la cheville, les études de qualité sont moins nombreuses que pour le genou ;
- les résultats sont meilleurs aux stades précoces ; en cas d’arthrose avancée, quand l’os frotte contre l’os, le bénéfice est généralement faible ;
- aucune preuve fiable ne montre que le PRP fasse repousser le cartilage perdu.
Un bon médecin abordera ouvertement ces incertitudes et ne présentera pas le PRP comme un remède miracle. Si vous hésitez aussi entre le PRP et la thérapie cellulaire pour l’arthrose du genou, nous comparons ces deux méthodes dans un article séparé. Découvrez comment la clinique utilise le PRP et les méthodes apparentées sur la page consacrée au traitement des articulations.
Contre-indications et PRP associé à la rééducation
Quand le PRP n’est pas réalisé
- cancer ;
- grossesse et allaitement ;
- troubles de la coagulation ;
- infection aiguë, y compris dans l’articulation ou à proximité ;
- poussée d’une maladie chronique grave, ou maladie grave du cœur, des reins ou du foie.
La fièvre, un rhume ou une grippe, ou une peau enflammée au-dessus de l’articulation sont des raisons temporaires de reporter l’injection jusqu’à votre guérison.
Pourquoi la rééducation reste essentielle
L’exercice et le contrôle du poids restent la base de la prise en charge de l’arthrose, et le PRP donne les meilleurs résultats lorsqu’il s’intègre à ce plan plutôt que de le remplacer. Des muscles plus forts autour du genou, de la hanche, de l’épaule ou de la cheville soulagent l’articulation et aident le bénéfice à durer.
- Les premiers jours : mouvements doux d’amplitude, marche selon votre confort.
- À partir de la deuxième semaine environ : reprise progressive du renforcement musculaire convenu avec le médecin ou le kinésithérapeute.
- Ensuite : activités à faible impact comme le vélo, la natation ou la marche rapide ; les sports à impact seulement avec l’accord du médecin.
Le médecin vous donne des conseils personnalisés sur l’exercice et la charge pour les premières semaines, selon l’articulation et votre niveau d’activité.
Consultation chez City Medical Centre
City Medical Centre accueille des patients internationaux. La première consultation est gratuite et peut se faire en ligne : envoyez vos radiographies, comptes rendus d’IRM ou d’échographie, décrivez vos symptômes, et le médecin vous dira si le PRP, ou une autre méthode utilisée à la clinique, convient à votre articulation. Chaque injection est réalisée sous contrôle échographique, et des visites de suivi à environ un, trois et six mois permettent au médecin de voir comment l’articulation réagit. Le coût est annoncé après l’évaluation et fixé dans le contrat. Un coordinateur personnel vous accompagne du premier message jusqu’à la fin de la récupération, et vous pouvez envoyer examens et questions par WhatsApp. Pour en savoir plus, consultez la page consacrée au traitement des articulations.
Sources
- AAOS OrthoInfo — Platelet-Rich Plasma (PRP)
- NICE — Platelet-rich plasma injections for knee osteoarthritis (HTG497, formerly IPG637)
- Versus Arthritis — Osteoarthritis of the knee
Questions fréquentes
Une injection de PRP dans l’articulation est-elle douloureuse ?
La plupart des patients ressentent une brève piqûre et une sensation de pression ou de plénitude pendant l’injection du plasma. Une anesthésie locale peut rendre la ponction plus confortable. L’articulation est souvent plus douloureuse pendant un à trois jours ensuite ; c’est une réaction attendue, qui passe en général en une semaine.
Combien d’injections de PRP me faudra-t-il ?
Cela dépend de l’articulation et du stade du problème : le médecin décide donc après vous avoir examiné et avoir étudié vos examens. Une cure d’une à trois injections espacées de quelques semaines est courante. Certains patients refont une cure plus tard si la première les a aidés.
Quand vais-je ressentir l’effet du PRP ?
Pas tout de suite. La douleur commence généralement à diminuer au cours du premier mois, la mobilité s’améliore souvent sur environ trois mois, et l’effet complet se développe en général vers six mois. La réponse varie, et certaines personnes constatent peu de changement.
Le PRP peut-il faire repousser le cartilage ?
Aucune preuve fiable ne le montre. Le PRP sert à réduire la douleur et l’inflammation et à soutenir les tissus de l’articulation. Il fonctionne mieux aux stades débutants et modérés et ne remplace pas la chirurgie lorsqu’une articulation est très abîmée.
Puis-je faire du sport après une injection de PRP ?
Oui, mais progressivement. Reposez l’articulation un ou deux jours, puis commencez par des mouvements doux et la marche. Le renforcement musculaire est généralement ajouté vers la deuxième semaine, et les sports à impact seulement avec l’accord du médecin. La rééducation aide l’effet du PRP à durer plus longtemps.
Dois-je arrêter mes médicaments avant le PRP ?
Signalez au médecin tout ce que vous prenez. Les anti-inflammatoires peuvent gêner le fonctionnement des plaquettes : le médecin peut donc vous demander de les interrompre quelque temps avant et après l’injection. N’arrêtez jamais les anticoagulants ou d’autres médicaments prescrits sans l’avis de votre médecin.
Une question sur votre cas ? Consultation gratuite
Laissez votre nom et votre numéro de téléphone, un coordinateur vous rappellera. Vous pouvez aussi envoyer vos photos et vos questions sur WhatsApp.
- La première consultation est gratuite, possible aussi en ligne
- Le médecin annonce le prix après l’examen, il est fixé dans le contrat
- Un coordinateur personnel vous accompagne du premier message jusqu’à la convalescence
À lire aussi
- Traitement des articulations
Prix du traitement articulaire par PRP et SVF : ce que vous payez et comment comparer les offres
Ce qui détermine le coût des injections articulaires de PRP et de SVF : méthode, nombre d’articulations et de séances, examens, suivi, et comment comparer les offres.
- Traitement de l'arthrose
PRP ou thérapie SVF pour l’arthrose du genou : comparaison des deux méthodes
PRP ou thérapie cellulaire SVF pour l’arthrose du genou : préparation, stade concerné, résultats attendus et délais, contre-indications et récupération.
- Greffe de cheveux
Greffe de cheveux pour une ligne frontale qui recule : comment dessiner une ligne naturelle et quels résultats attendre
Comment une ligne frontale qui recule est restaurée par greffe de cheveux : pour qui, dessin naturel, FUE ou DHI, greffons, convalescence et résultats.