Augmentation mammaire7 min de lecture
Double bulle après augmentation mammaire : pourquoi elle apparaît et comment la corriger
La double bulle est une marche ou un pli visible sur le bas du sein, qui donne l’impression de deux courbes au lieu d’une. C’est l’un des problèmes esthétiques les moins fréquents après une augmentation mammaire, et dans les premières semaines on la confond souvent avec un simple œdème. Ce guide explique ce qu’est cette déformation, pourquoi elle se produit, quand elle peut s’atténuer d’elle-même et comment les chirurgiens la corrigent le plus souvent.

L’essentiel en 30 secondes
- La double bulle est une marche sur le bas du sein : prothèse et glande forment deux courbes.
- Causes fréquentes : ptôse non corrigée, problème de sillon, bas de sein serré ou coque.
- Une marche les premières semaines est souvent de l’œdème ; la prothèse se place en 3 mois environ.
- C’est surtout esthétique, mais à faire examiner : elle peut signaler une coque.
- La correction dépend de la cause : coque, sillon, lifting ou changement de prothèse.
L’essentiel sur l’intervention
- Durée de l’opération1,5–3 heures
- Reprise du travail7–14 jours
- Séjour en clinique1 jour
- Prix fixe$4,700
Chiffres tirés de la page de l’intervention de City Medical Centre
Qu’est-ce que la déformation en double bulle ?
Un sein de forme naturelle présente une seule courbe inférieure harmonieuse qui se termine dans le sillon sous-mammaire. En cas de double bulle, cette courbe est interrompue : la prothèse et la glande dessinent deux contours distincts, séparés par un sillon ou une marche. Elle se voit surtout bras levés ou penchée en avant.
Les chirurgiens décrivent généralement deux cas de figure :
- La prothèse est trop haute. La glande glisse par-dessus et en dessous de la prothèse, et le bas du sein pend sous un relief ferme et haut placé. C’est typique lorsqu’un sein ptosé est augmenté sans lifting, ou lorsqu’une coque maintient la prothèse en haut.
- La prothèse est sous l’ancien sillon. Elle est descendue ou a été placée plus bas que le pli naturel, et l’ancien sillon reste visible comme une bande sur la partie basse de la prothèse.
Le type compte, car la cause et la correction diffèrent dans chaque cas.
Pourquoi elle apparaît
La double bulle a rarement une seule cause. Le plus souvent, plusieurs facteurs anatomiques et techniques s’additionnent :
- Une ptôse non corrigée. Si le mamelon et la glande sont déjà bas, une prothèse placée derrière peut rester plus haute que les tissus situés devant.
- Un sillon abaissé ou très marqué. Lorsqu’il faut abaisser le sillon pour loger la prothèse mais que ses attaches naturelles restent solides, l’ancien pli peut rester visible.
- Un pôle inférieur serré ou tubéreux. Une partie basse étroite et tendue ne s’étire pas de façon homogène sur la prothèse.
- Une prothèse trop volumineuse ou trop large. Sa base peut dépasser les limites naturelles du sein.
- La descente de la prothèse (bottoming out). Avec le temps, une prothèse lourde et des tissus fins peuvent la laisser glisser sous le sillon.
- La coque. Le tissu cicatriciel autour de la prothèse se rétracte et la tire vers le haut, tandis que la glande continue de descendre.
- L’action du muscle. Avec une loge rétropectorale, la contraction du pectoral peut pousser la prothèse vers le haut et accentuer la marche.
L’anatomie de chacune, la qualité de la peau et la cicatrisation jouent aussi, c’est pourquoi une même technique peut donner des résultats différents selon les personnes.

Est-ce dangereux ?
Dans la plupart des cas, la double bulle est un problème esthétique et non une menace pour la santé. Elle ne signifie pas que la prothèse est abîmée et n’est pas une forme de cancer.
Elle peut toutefois révéler un problème sous-jacent qui mérite attention, comme une coque ou un déplacement de la prothèse. Elle doit donc toujours être examinée par un chirurgien plasticien, plutôt que simplement surveillée. Une imagerie, le plus souvent une échographie, peut être conseillée pour contrôler la prothèse et la coque.
Il est aussi important de ne pas s’inquiéter trop tôt. Les premières semaines après l’intervention, les prothèses sont généralement hautes et le bas du sein est tendu et gonflé, si bien qu’une marche passagère est fréquente. À mesure que les tissus se détendent, en trois mois environ, la prothèse descend généralement et le contour s’adoucit. Si la marche persiste après trois à six mois, ou apparaît plus tard, c’est à ce moment que les chirurgiens commencent habituellement à parler de correction.
Marche les premières semaines
- Ce que cela signifie souvent
- Œdème, prothèses pas encore en place
- Conduite habituelle
- Suivi et patience
Marche persistante à 3–6 mois
- Ce que cela signifie souvent
- Probable vrai défaut de contour
- Conduite habituelle
- Examen et projet de correction
Nouvelle marche avec durcissement ou douleur
- Ce que cela signifie souvent
- Coque ou déplacement possibles
- Conduite habituelle
- Examen rapide et imagerie
Comment corriger une double bulle
Il n’existe pas d’intervention unique pour tous les cas. Le chirurgien identifie d’abord le type et la cause, puis choisit la méthode. Les approches les plus courantes sont :
- Traiter la coque. Si une coque maintient la prothèse en haut, le tissu cicatriciel est libéré ou retiré, et la prothèse est repositionnée ou remplacée.
- Reconstruire le sillon. Si la prothèse est descendue trop bas, des points internes peuvent renforcer et remonter le sillon pour qu’elle retrouve sa place.
- Changer de loge ou de prothèse. Déplacer la prothèse dans un autre plan, ou choisir une prothèse plus petite ou de forme différente, peut redonner une courbe harmonieuse.
- Associer un lifting. Si la glande retombe devant la prothèse, un lifting remonte les tissus et le mamelon au niveau de la prothèse.
- Retirer les prothèses. Pour certaines personnes, notamment celles qui ne souhaitent plus de prothèses, le retrait avec ou sans lifting est la solution la plus adaptée.
La correction est généralement programmée une fois les tissus complètement cicatrisés après la première intervention. La convalescence ressemble souvent à celle de l’augmentation initiale, et il peut falloir plusieurs mois avant de juger la forme définitive.
Comment réduire le risque
On ne peut pas l’exclure totalement, mais une préparation soigneuse réduit le risque :
- choisissez la prothèse d’après les mesures de votre thorax et de votre base mammaire, et non d’après la plus grande taille souhaitée ;
- veillez à ce que la ptôse et la position du mamelon et du sillon soient évaluées honnêtement ; si un lifting est nécessaire, une prothèse seule peut ne pas suffire ;
- signalez au chirurgien un bas de sein étroit ou serré que vous auriez remarqué ;
- après l’intervention, portez le soutien-gorge de contention comme indiqué et évitez le port de charges et le travail intensif des pectoraux jusqu’à l’accord du chirurgien ;
- venez aux consultations de suivi, pour qu’un problème naissant soit repéré tôt ;
- gardez un poids stable et ne fumez pas, car les deux influencent la cicatrisation et la tenue des tissus.
Lors de la consultation d’augmentation mammaire à City Medical Centre, le chirurgien examine la forme du sein, mesure les tissus et discute de la nécessité d’un lifting ou d’une autre approche avant de choisir les prothèses.

Évaluation et suivi à City Medical Centre
City Medical Centre réalise l’augmentation mammaire par prothèses, le lifting mammaire avec ou sans prothèses, la réduction mammaire, le retrait de prothèses et la reconstruction du sein. Après une intervention à la clinique, le suivi par le chirurgien plasticien dure un an. Si vous avez déjà des prothèses et constatez une double bulle, le chirurgien peut vous examiner et vous expliquer si une correction est possible et quelle approche convient ; la décision est prise au cas par cas après l’examen.
City Medical Centre ne pratique pas le lipofilling ; si ces méthodes vous intéressent, elles ne sont abordées qu’à titre d’information générale.
Les patients internationaux bénéficient d’une première consultation gratuite, possible en ligne, et peuvent envoyer des photos par Telegram. Un coordinateur personnel vous accompagne du premier message à la fin de la convalescence, et le prix est établi après l’évaluation puis fixé dans le contrat. Prenez rendez-vous pour une consultation en chirurgie mammaire afin de faire évaluer votre situation.
Comment se déroule généralement la convalescence
- 7–14 joursReprise du travail sans effort physique
- 3 semainesL’œdème postopératoire disparaît, les cicatrices se forment ; ne pas porter plus de 3 kg ni lever les bras au-dessus des épaules
- 1 moisLe gonflement se résorbe et les seins prennent une forme et une souplesse naturelles
- 4–6 semainesSport, natation, piscine et mer ; le vêtement de compression se porte pendant 4–6 semaines
- 3 moisL’inconfort disparaît, l’inflammation se résorbe et une loge se forme autour de l’implant ; musculation possible
Sources
Questions fréquentes
Qu’est-ce qui provoque une double bulle après une augmentation mammaire ?
Le plus souvent, une combinaison de facteurs : une ptôse non corrigée par un lifting, un sillon abaissé ou très marqué, un bas de sein serré ou tubéreux, une prothèse trop volumineuse, sa descente avec le temps ou une coque qui la tire vers le haut. La cause précise est identifiée à l’examen et conditionne la correction.
La double bulle peut-elle disparaître d’elle-même ?
Une marche visible les premières semaines s’atténue souvent quand l’œdème diminue et que la prothèse se met en place, ce qui prend en général trois mois environ. Une vraie double bulle encore présente après trois à six mois disparaît rarement seule. Votre chirurgien l’évaluera lors du suivi et vous dira s’il faut attendre ou prévoir une correction.
Comment corrige-t-on une double bulle ?
Tout dépend de la cause. Les options sont la libération ou l’ablation d’une coque, le renforcement du sillon par des points internes, le passage de la prothèse dans une autre loge, le changement de prothèse, l’ajout d’un lifting ou le retrait des prothèses. Le chirurgien décide après examen et, si nécessaire, une imagerie de la prothèse.
La position de la prothèse influence-t-elle le risque ?
Oui, dans une certaine mesure. Une loge rétropectorale peut rendre une marche plus visible à la contraction du muscle, surtout sur un sein ptosé, tandis qu’une loge rétroglandulaire peut laisser voir le bord de la prothèse sur des tissus fins. La meilleure loge dépend de vos tissus, de la forme du sein et de la nécessité d’un lifting.
Combien de temps après l’intervention une double bulle peut-elle apparaître ?
Elle peut se voir tôt, quand la prothèse est encore haute, ou apparaître des mois voire des années plus tard, par exemple si la prothèse descend ou si une coque se forme. Tout nouveau changement de forme ou de consistance, ou tout nouveau pli sur le sein, doit être examiné par un chirurgien plasticien.
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